Une nouvelle jeunesse pour le Pont médiéval

 

 

Une nouvelle jeunesse pour le Pont médiéval de Bagnac-sur-Célé

L’édifice va faire l’objet de travaux de rénovation et de consolidation.

Un nouveau chantier de rénovation à venir sur le Pont médiéval de Bagnac-sur-Célé.

Datant du XIIIe – XIVe siècle, le pont médiéval est muni de trois arches en dos d’âne, et enjambe le Célé à la sortie du village vers Figeac. En 2013, une première tranche de travaux a permis de rajeunir sa partie haute (jointoiement des pierres du parapet, réfection de la voie, éclairage du pont, et effacement du mur SNCF). Près d’un an plus tard, une inspection, réalisée par les services du Conseil Départemental du Lot, a mis en évidence la faisabilité d’une seconde tranche de travaux visant à consolider la structure basse de l’ouvrage.

Les habitants ont pu apercevoir, depuis quelques jours, la présence d’éléments d’échafaudage entreposés à proximité du pont. Ceci augure un début du chantier pour bientôt, toujours porté par le Département du Lot (comme actuellement sur le pont de Listours). Les travaux vont être menés par l’entreprise Rodriges-Bizeul, de Fontanes. Elle va procéder à la dévégétalisation, l’enlèvement des racines, puis à l’effacement des parties des avants becs en béton. Viendront ensuite le remplacement par des pierres de taille, ainsi que la remise en état des parties endommagées par les outrages du temps et les caprices de la rivière.

Un peu d’histoire

Ce pont médiéval est un des fleurons du patrimoine du village. Il se doit d’être encore debout aujourd’hui grâce à la ténacité d’Agnès Navet.

Vers la fin du XIXe siècle, la municipalité de l’époque avait décidé de la démolition de l’édifice, du fait de son petit gabarit, de son coût d’entretien trop élevé, et de la construction récente d’un nouveau pont (Pont neuf). Agnès Navet, habitant en face, dans la rue Figeacaise, traversait le pont quotidiennement pour aller chercher son eau à la source de La Font Fraîche. L’ouvrage détruit l’obligerait à faire un détour par l’autre pont, situé en amont. L’autorité n’avait que faire de ses propos. Le jour venu de la démolition à la dynamite, l’habitante se planta au milieu du pont et menaça de « sauter » en même temps que lui. Au moment de la mise à feu, elle réussit à prendre à bras-le-corps le dynamiteur et à le jeter dans le Célé, avec son équipement. La fin est heureuse pour le pont, qui, à la suite de cet acte courageux, a pu être réparé au moyen d’une souscription publique, avec aides de l’État et de la commune.

SÉBASTIEN CASSES